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Communiqués de presse 2007

11 janvier 2007

Website :
www.cliquezici.ca
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Étude :
Les effets de l'utilisation du téléphone cellulaire et du lecteur de cd sur les conduteurs novices et expérimentés
Sommaire
Rapport intégral (Anglais seulement)
Résultats d'une étude
Dépliant :
Des mesures pour contrer la distraction au volant
(Retour aux communiqués de presse actuels)

Que faites-vous derrière le volant?
Les assureurs habitation, automobile et entreprise du Canada souhaitent changer le comportement des conducteurs

Toronto, le 11 janvier 2007 – Les Canadiens sont-ils prêts à laisser de côté leurs téléphones cellulaires et les autres sources de distraction lorsqu'ils conduisent? Bien que des recherches toujours plus nombreuses confirment que les distractions au volant soient une source de danger et augmentent les risques de collisions, les conducteurs semblent faire la sourde oreille.

Dans un sondage mené récemment au Canada, la plupart des répondants se sont dit préoccupés par la distraction des autres conducteurs et ont signalé les comportements dangereux d'autres conducteurs, mais bon nombre d'entre eux ne sont pas disposés à changer leurs propres habitudes au volant.

« Les conducteurs qui parlent au téléphone ou sont distraits par d'autres activités constituent actuellement l'un des problèmes les plus graves qui touchent la sécurité routière », souligne Stanley Griffin, président et chef de la direction du Bureau d'assurance du Canada (BAC), l'association nationale sectorielle regroupant les assureurs habitation, automobile et entreprise du Canada.

Le sondage, mené par POLLARA, a révélé que 89 % des répondants étaient préoccupés par les activités qui distraient les conducteurs, qu'il s'agisse de l'utilisation du téléphone cellulaire ou d'autres tâches. Mais un pourcentage inquiétant de conducteurs, soit 60 %, ont soutenu qu'ils continueraient d'utiliser leur téléphone cellulaire au volant, même après avoir appris que l'utilisation d'un téléphone quadruplait leurs risques de collision.

Les assureurs habitation, automobile et entreprise du Canada veulent changer cette attitude. C'est dans ce but qu'ils annoncent aujourd'hui le lancement d'une campagne de sensibilisation multimédia de 4 millions $. Cette campagne rappellera aux conducteurs de garder leur attention sur la route et d'éviter les distractions, dont les téléphones cellulaires, les assistants numériques, les messages textes, la nourriture et la manipulation du lecteur DVD pour les jeunes passagers assis à l'arrière.

« Comme nous avons pris l'habitude de faire plusieurs choses en même temps dans notre vie de tous les jours, les conducteurs ne se concentrent pas sur l'activité qui nécessite toute leur attention – et cela a souvent des conséquences mortelles », explique Mark Yakabuski, vice-président, Affaires fédérales et Ontario, BAC.

« Nous sommes convaincus que la solution passe par la sensibilisation du public. En fait, le problème fondamental ne vient pas du manque d'expérience des conducteurs ni des téléphones cellulaires. Les Canadiens doivent changer leur façon de voir la conduite d'un véhicule. Ils doivent cesser de considérer la conduite comme une activité à temps partiel », poursuit-il.

M. Yakabuski rappelle que les recherches scientifiques confirment ce qui est l'évidence même : un conducteur distrait est un conducteur dangereux. Il mentionne notamment les conclusions de deux recherches distinctes – l'une menée au Canada, l'autre en Australie – selon lesquelles les conducteurs qui parlent au téléphone courent quatre fois plus de risques d'être impliqués dans une collision.

Une étude commandée par le BAC, dont les résultats sont maintenant publiés, vient contribuer aux recherches toujours croissantes dans ce domaine. Cette étude visait à comparer le comportement des conducteurs novices et des conducteurs expérimentés soumis à des distractions. L'étude a mis en lumière un phénomène inattendu : l'utilisation d'un téléphone cellulaire a des effets aussi négatifs pour les conducteurs expérimentés que pour les conducteurs novices.

« Nous nous attendions à ce les conducteurs novices conduisent beaucoup moins bien que les conducteurs expérimentés lorsqu'on leur faisait utiliser un téléphone. Mais en fait, bien que les novices aient obtenu de mauvais résultats tant avec le téléphone que sans le téléphone, nous avons été surpris de constater qu'à certains égards, les conducteurs d'expérience qui étaient au téléphone conduisaient aussi mal que les novices, souligne M. Yakabuski. Nous avons constaté que ces distractions empêchaient les conducteurs – expérimentés ou non - de réagir rapidement aux dangers ».

Cette campagne de sensibilisation commence le 22 janvier. Des publicités seront diffusées à la télévision, à la radio et dans les journaux pendant trois mois, tout d'abord en Ontario et dans la région de l'Atlantique. Placées sous le thème « Que faites-vous derrière le volant? », les publicités montreront des conducteurs qui mangent un sandwich, boivent du café ou s'adonnent à d'autres activités qui éloignent leur attention de la conduite. Les publicités inviteront aussi le public à consulter un site Web (http://www.cliquezici.ca) pour y découvrir plus de renseignements sur les distractions au volant et d'autres sujets de préoccupation reliés à la prévention des blessures.

Un autre volet de la campagne consiste en un concours organisé en collaboration avec CHUM Television.  Les Canadiens sont invités à soumettre leurs récits concernant la distraction au volant.  Ils peuvent le faire en ligne ou par le biais des cabines Speakers Corner de CItytv situées à Toronto, Ottawa et London, en Ontario.

« Presque tout le monde a été témoin d'accidents évités de justesse ou de comportements dangereux au volant. En demandant aux gens de nous faire part de leurs expériences, nous les engagerons dans la discussion et les encouragerons à penser à leurs propres habitudes de conduite », ajoute M. Yakabuski.

Des représentants de l'industrie de l'assurance se rendront dans des écoles et des clubs de bienfaisance, afin de transmettre ce message directement aux gens de la province. Pendant ces présentations, un simulateur de conduite interactif surnommé l'Autodistrait démontrera de façon convaincante ce qui se produit lorsqu'on quitte la route des yeux.

« Il serait irréaliste de croire que nous pourrons changer les comportements du jour au lendemain, reconnaît M. Yakabuski. Mais nous croyons qu'avec le temps, le bon sens et l'instinct de survie l'emporteront, et que les Canadiens accorderont à la conduite automobile tout le respect qu'elle mérite ».

L'étude sur l'effet des distractions sur les conducteurs, commandée par le BAC, a été menée par Human Factors North, un cabinet d'experts-conseils de Toronto qui se spécialise dans la performance des conducteurs, les moyens de signalisation et d'orientation, l'analyse d'accidents et les expérimentations en laboratoire et sur les routes. Cette étude comportait deux volets, soit un volet réalisé au moyen d'un simulateur de conduite dans un laboratoire de l'Université de Calgary, et un volet sur route réalisé dans les rues de Calgary. Pendant ces deux épreuves, on a demandé aux participants d'utiliser un téléphone cellulaire tout en conduisant. Lors de l'épreuve en simulateur, on a aussi demandé aux participants de manipuler un lecteur CD en conduisant. Pour évaluer la performance des conducteurs, les chercheurs ont mesuré leur temps de réaction, leurs mouvements oculaires et leur maîtrise du véhicule.

Le Bureau d'assurance du Canada est l'association sectorielle nationale de l'industrie privée des assurances de dommages. Il représente plus de 90 % de l’assurance non gouvernementale couvrant les habitations, les automobiles et les entreprises au Canada. Si vous désirez obtenir de plus amples renseignements ou lire les communiqués de presse, veuillez parcourir la section Média du site web du BAC au www.ibc.ca.

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Pour un complément d'information :   John Karapita, BAC, au (416) 362-2031

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