Imprimer cette page
Ce qu'implique réellement un « régime public »
L'assurance privée fonctionne
Régime public d'assurance c. régime privé dans votre province
English

La vérité sur les régimes publics d'assurance automobile

Périodiquement, une personne ou un groupe laisse entendre que l'instauration d'un régime d'assurance automobile provincial appartenant au gouvernement et administré par ce dernier constitue
« LA » solution au problème d'assurance du jour. Ces gens ont tendance à croire qu'un monopole d'État permettrait d'obtenir des prix plus abordables et des avantages accrus. S'il est vrai que les régimes d'assurance publics du Manitoba et de la Saskatchewan proposent des primes plus modiques, les consommateurs de ces régimes en retirent par contre beaucoup moins d'avantages. Au Manitoba, par exemple, une victime d'accident qui subit une blessure grave n'a pas le droit d'entamer des poursuites pour pertes financières – ni même pour pertes de revenus futures – excédant un montant prédéterminé.

Ce dont peu de personnes se rendent compte, c'est que les assureurs automobiles doivent observer un cadre législatif très rigoureux et se soumettre à la supervision d'un certain nombre d'agences gouvernementales, notamment des commissions d'examen des tarifs ainsi que des organismes de réglementation fédéraux et provinciaux. Le produit offert par les assureurs automobile est assujetti à ces lois et règlements.

Dans de nombreux cas, des réformes judicieuses et clairvoyantes mises en œuvre par le gouvernement à l'égard de ces lois et règlements ont permis de réduire les coûts d'assurance dans de nombreuses provinces et, par voie de conséquence, de réduire les primes.

^Début

Ce qu'implique réellement un « régime public »

  • Frais de démarrage faramineux. Selon la région du Canada que vous habitez, il en coûte en moyenne entre 300 et 500 millions de dollars pour établir un régime d'assurance public. C'est là la somme nécessaire à l'achat des immeubles, à l'embauche du personnel, à l'obtention d'un capital de démarrage suffisant et au règlement des frais d'exploitation. Ce montant comprend les frais liés aux ressources nécessaires au traitement de l'ensemble des réclamations, à l'établissement d'une assurance pour tous les véhicules de la province et à la compensation du manque de financement des services publics résultant de la perte des impôts sur le revenu et des impôts santé actuellement payés par l'industrie de l'assurance privée.
  • Renflouements astronomiques. Tous les régimes d'assurance automobile publics du Canada ont nécessité le versement de subventions par les contribuables parce que les primes exigées au départ étaient trop faibles et les fonds de démarrage insuffisants. En 1975-1976, les contribuables de la Colombie-Britannique ont dû renflouer leur régime d'assurance public – la Insurance Corporation of British Columbia (ICBC) – à hauteur de 181 millions de dollars (645 millions en dollars de 2006), deux ans seulement après la mise en place du régime. Ces sommes n'ont jamais été remboursées. En même temps, l'ICBC a été tellement mal gérée, l'assurance étant consentie à des tarifs considérablement inférieurs à la normale, que le gouvernement n'a eu d'autre choix que de hausser les primes d'au moins 25 %.
  • Investissement réduit du secteur privé. Les assureurs privés d'habitation, d'automobile et d'entreprise investissent directement dans les provinces au sein desquelles ils exercent leurs activités. Ces investissements directs se font notamment sous forme d'actions, d'obligations et d'immobiliers d'entreprises. La taille des investissement varie d'une province à l'autre. En Ontario, par exemple, les investissements des assureurs dans la province totalisent plus de six milliards de dollars.
  • Choix limité pour les clients et piètre service à la clientèle. Un régime d'assurance automobile public offre un choix limité aux consommateurs et le personnel n'est aucunement incité à offrir un bon service à la clientèle. Ce régime offre une solution « unique et polyvalente » aux consommateurs (p. ex, franchises fixes, aucun rabais pour véhicules multiples). Pour sa part, un régime d'assurance automobile administré par le secteur privé comporte de puissants incitatifs liés à la concurrence qui encouragent les sociétés d'assurance à offrir les tarifs les plus faibles possible, un excellent service à la clientèle et un choix de polices plus vaste.
  • Manque d'innovation au chapitre des produits. Les régimes d'assurance automobile publics n'incitent aucunement à comprendre les besoins des clients. Leur marché est captif. Les innovations de produit, telles que l'amnistie au premier accident, l'assurance en valeur à neuf et l'assistance routière, étaient toutes offertes dans le cadre des régimes d'assurance automobile privés bien avant que les régimes d'assurance publics ne les adoptent.
  • Fluctuation des primes. Les consommateurs des régimes publics de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de la Saskatchewan ont connus des périodes répétées de hausse subite des tarifs entrecoupées de périodes de stabilité. Étant donné que les assureurs privés sont assujettis à une surveillance réglementaire et à des exigences rigoureuses en matière de capital et de conformité financière, leurs clients ne subissent que très rarement des « chocs tarifaires », car ceux-ci sont principalement limités aux périodes de très forte inflation et de pression sur les coûts des sinistres.

^Début

L'assurance privée fonctionne

  • La concurrence fonctionne. L'assurance automobile est souscrite sur le marché de la concurrence dans presque toutes les juridictions nord-américaines. La plupart des gens croient au marché libre pour la très grande majorité des produits qu'ils achètent. En fait, les gouvernements ont déréglementé plusieurs anciens monopoles d'État au cours des dernières années, et les consommateurs en sont sortis gagnants chaque fois. Grâce à la concurrence et au choix, les consommateurs bénéficient désormais de meilleurs tarifs d'interurbains et d'un meilleur choix et profitent d'une véritable concurrence au chapitre des services de câblodistribution.
  • Les tarifs d'assurance rendent compte du véritable coût. Les primes exigées dans un cadre concurrentiel reflètent le montant réel qu'il en coûte pour assurer un conducteur. Les primes d'assurance automobile sont déterminées d'après une série de facteurs ayant une incidence sur la fréquence et le coût des sinistres. Les probabilités d'une implication dans une collision ou d'un vol de véhicule, la région, le type et l'âge du véhicule, les antécédents en matière de réclamation d'assurance, l'existence d'autres conducteurs du ménage utilisant le véhicule, l'âge du conducteur, le dossier de conduite, le sexe du conducteur et la congestion des artères sont tous autant de facteurs qui ont une incidence sur le risque et les réclamations. C'est le coût des sinistres, plus que tout autre facteur, qui détermine le montant des primes que doivent payer les consommateurs.

    Contrairement aux assureurs privés, les régimes d'assurance automobile publics peuvent augmenter les tarifs sans avoir à présenter une demande de hausse de tarifs. Les régimes publics ont augmenté le nombre de sinistres réglés directement par le consommateur en augmentant les franchises et ont transféré un plus grand nombre de conducteurs dans les territoires à tarif plus élevé en modifiant l'aménagement des territoires utilisés aux fins de la tarification d'assurance.
  • Emploi. Les régimes d'assurance automobiles privés injectent des doses vitales de capitaux, d'emplois et d'impôts dans les économies régionales. L'industrie canadienne de l'assurance privée procure un emploi à plus de 100 000 personnes, soit directement soit par l'intermédiaire de son soutien aux agences de courtage.

    Le principal argument avancé par les personnes qui favorisent les monopoles publics est que ces monopoles fournissent souvent des emplois indispensables. C'est tout simplement faux. En fait, les emplois et les investissements augmentent lorsqu'un plus grand nombre d'entreprises se livrent concurrence dans le but d'accroître leur part de marché.

^Début

Régime public d'assurance c. régime privé dans votre province

Cliquez ci-dessous pour obtenir un complément d'information sur votre régime d'assurance automobile public particulier et le rôle du secteur privé dans votre province.

Colombie-Britannique
Nouveau-Brunswick
Nouvelle-Écosse

^Début

Liens | Carte du site | Confidentialité | Mise en garde     © 2008 Bureau d’assurance du Canada. Tous droits réservés.